Nicolas Favard artisan joaillier créateur La Rochelle île de ré

 

Projet

Bijoux sur mesure

Dialogue

À propos

Mes valeurs, ma culture

Honnêteté

Transparence

Leonard Bernstein

 Éducation

Vous êtes ici

Liberté

Authentique

Nicolas Bouvier

Jazz

Henry Miller

 

Qui suis-je ?

Je suis Nicolas Favard et je voudrais vous raconter ici mon parcours, l'histoire de ma passion, celle pour la bijouterie et la joaillerie bien sûr, mais pas que. Ce que j'aimerais aussi partager avec vous, ce sont les belles expériences que mon métier d'artisan joaillier m'a apportées. Car la joaillerie possède cette magie-là, celle de transformer la matière brute en une pièce unique, grâce à une histoire unique : la vôtre. Pour me perfectionner en tant que créateur de bijoux et ouvrir en grand les portes de l'inspiration, à 22 ans j'ai fait mes valises et suis parti à l'autre bout du monde. À Hanoï, j'ai appris des techniques ancestrales de ciselure, à Pékin, j'ai conçu des pièces pour des gens du monde entier et enseigné aux Beaux-Arts. Après 15 années d'expatriation, je suis revenu en France avec femme et enfants. Et c'est ici, à La Rochelle ‒ plus précisément dans le quartier de La Pallice ‒ que l'or, le platine, l'argent mais aussi le titane, le bois précieux ou le laiton serviront de « plume » à l'histoire que vous voudrez bien me raconter.

Bijouterie et joaillerie : La Rochelle, là où tout a commencé

Je me rappelle encore le jour où je suis entré dans un atelier de bijoutier pour la première fois. J'avais environ 8 ans et ma mère m'avait emmené avec elle pour faire réparer un collier. Je revois la pièce. Il y avait une lumière jaune presque onirique qui filtrait à travers les carreaux. Cette lumière conférait un aspect encore plus irréel à toutes ces formes, ces reflets, ces matières. Jamais encore je n'avais vu ça. Je me suis demandé comment on pouvait à ce point regorger d'imagination. Ce qui m'avait particulièrement marqué c'était l'établi en bois au fond de la pièce et le feu du chalumeau. Lorsque ma mère tendit son collier au joaillier, j'aperçus ses mains rugueuses. On devinait qu'elles étaient quotidiennement soumises à rudes épreuves, celles du feu et du métal.


 

J'avais 10 ans quand j'ai tenté de réaliser ma première bague avec un fil de cuivre. Je me rappelle la joie que j'ai ressentie à marteler cette pièce cylindrique jusqu'à ce qu'elle devienne parfaitement plate. La satisfaction à voir la matière se transformer peu à peu sous mes doigts, mais aussi la frustration de ne pas arriver à faire d'elle un objet fini. Il fallait que je comprenne, que j'apprenne le geste magique qui donne vie à la matière inanimée. Mes recherches et documentations sur ce métier ont fini de me convaincre. En 1996, je commençais mon CAP de bijoutier. Au cours de mes cinq ans d'apprentissage, j'étais en alternance entre l'Institut de Bijouterie de Saumur et la bijouterie joaillerie Pinguet à La Rochelle. Mon premier mentor et maître d'apprentissage fut Francis Lecutiez. Auprès de lui, j'ai appris la bijouterie traditionnelle. Puis je suis monté à Paris. Durant mon année à l'AFEDAP, grâce à Brune Boyer, j'ai découvert toutes les possibilités qu'offrait la création contemporaine, la conception et le design. Là, j'ai acquis une toute autre vision de mon art.

Le Vietnam

Puis le hasard des choses a fait qu'une association (Mobil’Asie) m'a proposé un stage au Vietnam en 2002. Il fallait être âgé de 18 à 25 ans et posséder un savoir-faire. Nous étions une quinzaine de jeunes : un pâtissier, un cuisinier, une web designer, une styliste... Tous avec des métiers différents mais tous avec la même envie de voyages, de découverte et de liberté. On nous a donné quelques cours d’anglais et hop ! C'était parti ! Mon stage a duré six mois, c’était dans une entreprise de taille de diamants. Le gérant, un Belge, revenait de Corée du Nord où il avait monté une société similaire avant de poser ses valises au Vietnam.


 

Mon stage terminé, j'ai travaillé ensuite pour Mosaïque, un magasin de décoration d'intérieur. La directrice voulait mettre en place une ligne de bijoux fantaisies et m'a demandé d'intégrer son équipe. Je me suis retrouvé face à des artisans vietnamiens qui n'avaient jamais reçu de formation académique, mais qui avaient une maîtrise des techniques (repoussé et ciselure) absolument impressionnante. C'était le système D comme on dit. Ils avaient beau avoir trois pinces au lieu de dix, le résultat était là. J'ai découvert plus tard que certaines de ces techniques traditionnelles étaient aussi utilisées en Chine, chez l'ethnie Bai notamment, avec laquelle j’ai acquis d'autres connaissances artisanales en bijouterie.

La Chine

Un autre jeu du hasard m'a déposé à Pékin à l'automne 2004. Le dynamisme incroyable qui régnait dans cette ville m'a permis d'ouvrir mon premier atelier, puis une boutique avec atelier. Le métier d'indépendant étant totalement tributaire de la clientèle, même dans une grande ville de 20 millions d'habitants, il faut un certain temps pour la constituer. C'est ainsi que j'ai été amené à alterner entre mon activité professionnelle et l'enseignement. J'ai donné des cours durant deux ans à l'Institute of Clothing Technology puis j'ai été invité en tant qu'intervenant à l'Académie des Beaux-Arts de Pékin.



Au cours de mes treize ans dans la capitale chinoise, j'ai rencontré des gens issus des quatre coins du pays mais aussi des quatre coins du monde. Chacun avec son approche de l'ornement et de l'esthétisme. Cela a même donné lieu à des collaborations uniques, comme les fibules que j'ai créées pour les tenues de Kathrin Von Rechenberg. Il y aurait tant d'autres choses à vous raconter sur cette ville. Le vieux Pékin avec ses ruelles étroites appelées les hutongs, où vivent plusieurs générations dans des maisons tantôt faites de bric et de broc, tantôt rénovées avec luxe et sobriété. Les grattes-ciel étincelants de Guomao, le quartier hype de Sanlitun. Et puis il y avait les amis, la vie qu’on avait réussi à construire sur place... mais n'étant pas originaire de ce pays, un beau jour il a fallu lui dire au revoir.

Atelier d'artisan joaillier à La Rochelle : le retour aux sources

L’exotisme que l’on voit et que l’on vit quotidiennement à l’étranger incite finalement, après un certain temps, à revenir vers ses racines. Le fait d’accéder aux subtilités d’autres cultures donne envie de re-découvrir la sienne. C’est pourquoi après 15 ans en Asie, j’ai voulu reconnecter avec ma famille et mes amis restés en France. La Rochelle, ma ville d’origine, avec son port, ses bâtisses en pierre et la beauté du littoral s’est imposé comme une évidence. Six mois après le grand retour, j’ouvrais mon atelier ici rue de la Muse. Le beau volume et la luminosité du local m’ont tout de suite plu. Mais aussi le côté gentrifié du quartier, un peu marginal, style punk aseptisé et repomponné. 

 

Voilà, c’est comme ça qu’après bien des pérégrinations, je me suis lancé en tant que bijoutier, joaillier et sertisseur à La Rochelle. J’ai la chance de continuer à faire ce que j’aime. Et ce qui m'a toujours touché et fasciné depuis mon apprentissage dans ce métier jusqu'à aujourd'hui, c'est la spontanéité avec laquelle les gens s'ouvrent à moi. Sans me connaître, ils me présentent un bijou ayant appartenu à des aïeux ou des amis, puis finissent par me raconter toutes les histoires incroyables que ces petites pièces en métaux précieux renferment. Ou alors au contraire, ils viennent me parler des moments forts de leur vie qu'ils aimeraient voir s'incarner en un joli bijou.


 

Je vois l'ornement comme une passerelle, comme un dialogue entre deux mondes. D'un côté le monde extérieur, issu de la matière ; les bijoux sont une combinaison de plusieurs d'entre elles que je transforme en objets d'art, afin que ces créations vous embellissent. Et puis il y a le monde intérieur, en quelque sorte le premier « sculpteur ». C'est le monde de vos de sentiments et de vos souvenirs les plus chers, qui prendront forme dans un objet destiné à durer. À travers les âges, les bijoux ont toujours symbolisé une forme d'accomplissement et d'aspiration à atteindre son but. Le mien est le dévouement à mon art, ainsi qu'à la maîtrise de ses différentes techniques. Je suis là pour donner vie à vos idées à travers ma connaissance des matériaux. Au plaisir de vous rencontrer dans mon atelier.

Contact

  • Instagram
  • Facebook Social Icon
  • LinkedIn Social Icon
 

 Photos portraits © Marie Hefti video © Frederic Henriques ©2019 Nicolas Favard